Pourquoi les artistes ont besoin des leurs — et comment une communauté peut devenir une bouée de sauvetage dans les moments sombres

Le numéro 36 met à l’honneur l’artiste Varvara Balashova. Dans cette interview, elle parle de son passage à l’art contemporain après une formation académique, des thèmes qu’elle explore dans son travail, et de l’importance que revêtent pour elle la sincérité et la liberté d’expression. Varvara partage ce qu’elle a observé de sa propre transformation intérieure au fil de ses études, et revient sur l’autocritique, le soutien, et la façon de trouver une force de vie au cœur d’images sombres.
— Pouvez-vous vous présenter ? Que faites-vous ?

Je m’appelle Varvara Balashova, je suis une artiste travaillant dans l’art contemporain. Pendant longtemps, ma formation a été purement académique — je suis diplômée du collège d’art Roerich et de l’Académie des Beaux-Arts Répine. Et depuis presque un an maintenant, je m’immerge dans l’art contemporain grâce à la formation de Maria Hiltunen-Sedoshenko.
— Quels thèmes abordez-vous dans votre travail ?

Mes thèmes peuvent sembler sombres, voire rebutants. Cela tient directement à mes circonstances de vie et à mes conflits intérieurs. La maladie et la mort de mes parents, par exemple, nourrissent le projet sur lequel je travaille en ce moment. Mon principe en art contemporain, c’est la sincérité, la vérité et la liberté de pensée. Le chemin de la liberté n’a pas de limites, et le parcourir est fascinant.
— Comment votre pratique a-t-elle évolué au cours de l’année écoulée ?

Au cours de cette année d’étude avec Maria, je suis devenue bien plus productive et bien plus sûre de moi. Tout un monde de nouveaux noms et de nouvelles connaissances s’est ouvert à moi, ce qui m’inspire et m’aide à aller plus loin et à m’enraciner dans l’art. J’ai appris à monter un dossier de candidature, je travaille avec la galerie Vysota, et je participe au Prix Erarta 2025. Mais dans mon cas, le plus important est ma certitude tranquille qu’une aventure incroyablement intéressante m’attend. Ou plutôt — elle ne m’attend pas, j’y suis déjà.
— Qu’est-ce qui compte le plus pour vous en ce moment ?

Ce qui compte le plus pour moi aujourd’hui, c’est de saisir cette force de vie en moi et de la transmettre à travers l’art — aux côtés des images plus sombres qui font aussi partie de qui je suis.
— Quelle est votre stratégie en tant qu’artiste ?

Ma stratégie, c’est simplement de continuer : produire beaucoup et régulièrement, grandir, vivre pleinement, puiser l’inspiration dans la vie elle-même. Ce noyau intérieur d’autocritique travaille désormais pour moi et me pousse en avant.
— Que conseilleriez-vous aux autres artistes ?
Il est difficile de donner des conseils aux autres artistes — chaque chemin est unique, et chaque pratique est faite de ses propres pièces de puzzle qui s’assemblent jour après jour, année après année.
Et la pièce que j’ai obtenue en me connectant à Maria ressemblait à la dernière pièce précieuse dont j’avais besoin pour plonger dans ce flux. Maria, en tant que personne, m’a aussi donné la preuve vivante, dans mes moments les plus sombres, que la bonté finit aussi par gagner, et qu’il existe réellement des gens merveilleux parmi nous. La communauté d’artistes réunie autour de la formation a merveilleusement absorbé une atmosphère d’entraide. Une seule personne peut accomplir énormément. Alors ne baissons pas les bras — c’est mon principal conseil 🙂
Envie de construire une carrière dans l’art ?
Les formations en ligne d’OnStudy, dirigées par la commissaire d’exposition Maria Hiltunen-Sedoshenko : management de l’art, vente d’œuvres et construction d’une carrière d’artiste.